Vaccin. Huit millions de doses de Johnson & Johnson livrées en France d’ici fin juin

Le laboratoire américain, dont le vaccin est le quatrième à être approuvé dans l’Union européenne, doit démarrer ses livraisons en Europe le 19 avril, avant de monter en cadence. [EPA-EFE/ETIENNE LAURENT]

Huit millions de doses du vaccin contre le Covid-19 développé par Johnson & Johnson seront livrées à la France, a indiqué le ministère de la Santé mercredi (31 mars). Un article de notre partenaire Ouest-France.

La France se verra livrer environ huit millions de doses du vaccin Covid-19 de Johnson & Johnson au total d’ici à fin juin, a indiqué le ministère de la Santé mercredi (31 mars), avec environ 500 000 doses en avril.

Le laboratoire américain, dont le vaccin est le quatrième à être approuvé dans l’Union européenne, doit démarrer ses livraisons en Europe le 19 avril, avant de monter en cadence.

47 millions de doses d’autres vaccins en avril, mai et juin

Par comparaison, quelque 47 millions de doses des trois autres vaccins autorisés seront livrées à la France en avril, mai et juin, dont les deux tiers fournies par Pfizer-BioNTech, selon un tableau du ministère de la Santé mardi 30 mars.

Le vaccin de Johnson & Johnson est le premier, parmi ceux bénéficiant d’un feu vert de l’OMS, à ne nécessiter qu’une seule injection au lieu de deux. Il peut être stocké à des températures de réfrigérateur, comme celui d’AstraZeneca et à la différence de ceux de Pfizer/BioNTech et de Moderna.

Le vaccin Spoutnik V suscite la division

Lors d’un point presse organisé par l’association des journalistes économiques et financiers (AJEF), mercredi (31 mars), la ministre de l’Industrie, Agnès Pannier-Runacher a par ailleurs évoqué le cas du vaccin Spoutnik V.

Actuellement évalué par l’Agence européenne du médicament, celui-ci suscite la division parmi les 27. L’Allemagne a notamment affirmé être prête à l’utiliser, à condition qu’il soit approuvé par l’EMA.

Des vaccins comme outils de propagandes, dénonce Paris

De son côté, l’Autriche a annoncé mardi 30 mars des discussions avec la Russie pour recevoir un million de doses, tandis que la France a, elle, accusé Moscou et Pékin d’utiliser leurs vaccins comme outils de propagande.

« Pour pouvoir livrer les millions de doses promises, il faut déjà mettre en place les chaînes de production », a souligné Agnès Pannier-Runacher, évoquant notamment quatre à cinq mois nécessaires pour réaliser les étapes de « fill and finish », c’est-à-dire de mise en flacon et de conditionnement.

Spoutnik V repose sur la technologie des vecteurs viraux, comme celui de Johnson & Johnson. Mais il utilise comme support deux adénovirus, contre un pour le vaccin américain.

« Cela double les ennuis en termes de production, car il faut deux chaînes de production parallèles pour chaque adénovirus », a commenté la ministre.

« 27 millions de doses par mois sur le 3e trimestre » pour le vaccin de Sanofi

Cette dernière est aussi revenue sur le cas du laboratoire français Sanofi, en retard sur ses propres projets, et qui a signé des accords avec ses concurrents pour produire une partie de leurs vaccins.

« On est donc sur une capacité pour Sanofi de servir 27 millions de doses par mois […] sur le 3e trimestre, plutôt septembre à plein régime, sans compter leur propre vaccin », a-t-elle indiqué.

Enfin, la ministre a estimé séparément sur BFMTV que « moins de 1 % » des doses actuellement disponibles sont « perdues » en France, « un taux très faible en réalité ».

Vaccination : l'Europe voit "la lumière au bout du tunnel"

« Nous avons maintenant 52 usines qui travaillent 24 heures sur 24, sept jours sur sept en Europe pour produire » des vaccins contre le Covid-19, a souligné le commissaire européen au Marché intérieur.

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