Vaccin : Paris critique le projet d’alliance entre l’Autriche, le Danemark et Israël

Pour la France, "l'enjeu prioritaire est à présent de mettre en commun nos ressources pour augmenter les capacités de production en Europe". [Shutterstock/Petr Kovalenkov]

La France a critiqué le projet d’alliance du Danemark et de l’Autriche avec Israël en matière de vaccins anti-Covid, estimant que le « cadre européen » reste le plus approprié pour garantir la « solidarité » au sein de l’UE.

« Notre conviction reste de façon très claire que la solution la plus efficace pour répondre aux besoins de vaccination doit continuer de reposer sur le cadre européen », a relevé mercredi soir la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.

« C’est en effet lui qui garantit la solidarité entre États membres plus que jamais indispensable et notre efficacité collective », a-t-elle ajouté.

Le chancelier autrichien Sebastian Kurz et son homologue danoise Mette Frederiksen doivent rencontrer jeudi en Israël le Premier ministre Benyamin Netanyahou afin de lancer un partenariat pour les vaccins de deuxième génération, portant à la fois sur la production et la recherche.

M. Kurz juge que l’Agence européenne des médicaments (EMA) est « trop lente » à approuver les vaccins et qu’il n’est plus possible de « dépendre uniquement de l’UE » pour les vaccins de deuxième génération destinés à faire face aux multiples mutations du virus.

Pour la France, « l’enjeu prioritaire est à présent de mettre en commun nos ressources pour augmenter les capacités de production en Europe ».

Le processus d’autorisation de mise sur le marché européen va être en outre accéléré avec la mise en place d’une « procédure d’urgence » pour les vaccins adaptés aux variants, a poursuivi le Quai d’Orsay.

« L’Union européenne redouble les efforts pour le développement de vaccins de seconde génération, avec la mise en place d’un réseau européen d’essais de vaccins », a-t-il encore noté.

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a concédé mercredi des « manques parfois lourds » dans la politique des vaccins de l’UE mais déploré des « tentations de sécession« .

Trois autres pays de l’UE, Hongrie, Slovaquie et République tchèque, ont opté pour les vaccins russe et chinois en dehors de toute coordination européenne.

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