L’OMS revient sur son projet de taxer les boissons sucrées

L’Organisation mondiale de la santé s’apprête à publier un rapport dans lequel elle renonce à une taxe sur le sucre pour lutter contre l’obésité.

La Commission indépendante de l’Organisation mondiale de la santé sur les maladies non transmissibles a publié un projet de rapport le 10 mai qui, s’il est mis en œuvre, s’éloignera de sa recommandation initiale d’introduire des taxes sur le sucre afin de lutter contre l’épidémie d’obésité. Le rapport final sera publié le 1er juin.

Le projet de rapport de l’OMS n’incluait pas l’introduction d’une taxe sur les boissons gazeuses sucrées. Cela signifie que les dernières recommandations émises en mai ne tiendraient pas compte de la recommandation initiale de l’OMS de taxer les boissons sucrées. En effet, en octobre 2016, l’organisation basée à Genève a exigé que les boissons sucrées soient soumises à une taxe d’au moins 20 %.

La commission  indépendante de l’OMS sur les maladies non transmissibles a tenu deux réunions par téléconférence (2 et 26 mars) et une réunion en personne (7 mai) au siège de l’OMS à Genève.

Scène centrale 

En Europe, la taxation des sodas a eu tendance à occuper le devant de la scène au niveau national.

En octobre 2011, le Danemark est devenu le premier pays au monde à introduire une taxe sur les matières grasses, concernant la viande, les produits laitiers et l’huile de cuisson. Le pays a toutefois aboli la taxe en janvier 2013 et a supprimé une proposition de taxe sur le sucre.

Le Danemark renonce à sa taxe sur les graisses

Le Danemark a décidé d’abolir sa taxe sur les graisses seulement un an après son entrée en vigueur car elle engendrait trop d’effets néfastes pour les entreprises. Le pays renonce également à la proposition d’introduire une taxe sur le sucre qui était prévue en 2013.

En 2012, c’est au tour de la France d’introduire une taxe sur les boissons sucrées, suivie du Royaume-Uni et de la Belgique quatre ans plus tard.

L'Europe doit lutter contre l'obésité chez les enfants

Les enfants européens sont de plus en plus gros et de moins en moins actifs. Les experts du domaine de la santé affirment que les décideurs politiques à Bruxelles et dans les capitales nationales devraient prendre exemple sur les campagnes anti-tabac pour lutter contre l'obésité infantile.

Quelque 22 millions d’enfants dans l’UE sont considérés comme étant en surpoids ou obèses, ce nombre augmentant de 400 000 personnes par an, selon la Commission européenne.

Selon l’OMS, plus de 340 millions d’enfants et d’adolescents âgés de 5 à 19 ans étaient en surpoids ou obèses en 2016.

La prévalence de la surcharge pondérale et de l’obésité chez les enfants et les adolescents âgés de 5 à 19 ans a augmenté de façon spectaculaire, passant de seulement 4 % en 1975 à un peu plus de 18 % en 2016, selon l’organisation qui ajoute que la hausse s’est produite de manière similaire chez les garçons et les filles : en 2016, 18 % des filles et 19 % des garçons étaient en surpoids.

En 2016, quelque 41 millions d’enfants de moins de cinq ans souffraient de surpoids ou d’obésité. Autrefois considéré comme un problème des pays à revenu élevé, la surcharge pondérale et l’obésité sont maintenant en hausse dans les pays à revenu faible et moyen, en particulier en milieu urbain.

En Afrique, le nombre d’enfants de moins de cinq ans en surpoids a augmenté de près de 50 % depuis 2000. Près de la moitié des enfants de moins de cinq ans en surpoids ou obèses en 2016 vivaient en Asie.

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