Le vaccin français de Sanofi devrait voir le jour « d’ici décembre »

Toronto,,Ontario,,Canada,-,February,14,,2021,:,A,Health [Golden Shrimp/Shutterstock]

Olivier Bogillot, président de Sanofi France, a indiqué hier matin (5 juillet) au micro de France Inter que la firme française « a attaqué [ses] études de phase 3 ». « Les résultats de phase 2 » des essais cliniques du vaccin Sanofi « sont excellents en terme de protection », a renchéri la ministre de l’Industrie Agnès Pannier-Runacher peu de temps après l’annonce.

La bonne nouvelle intervient alors que les inquiétudes face au variant Delta grandissent en France. Les autorités ont d’ores et déjà indiqué craindre une quatrième vague plus tôt que prévu, voire « dès la fin juillet », selon le ministre de la Santé Olivier Véran. Pour remédier à une stagnation de la vaccination et un nombre de cas positifs qui ne baisse plus, le gouvernement réfléchit même à rendre la vaccination obligatoire pour le personnel soignant — tandis que plusieurs voix s’élèvent pour demander à étendre cette obligation à tous.

Contrairement aux vaccins déjà disponibles sur le marché Pfizer-BioNTech et Moderna, le vaccin de Sanofi n’utilise pas une technologie à ARN messager, mais à protéine recombinante.

Combinée à un « adjuvant », cette protéine « stimule votre système immunitaire et le soumet à la protéine du virus, ce qui vous fait réagir », a expliqué M. Bogillot. « C’est ce qu’on utilise pour la vaccination grippale, une technologie éprouvée qu’on utilisait depuis quelques années […], avant l’arrivée de l’ARN messager », a-t-il ajouté.

Selon Mme Pannier-Runacher, le laboratoire Sanofi « travaille d’ores et déjà sur des rappels » qui ont « d’excellents résultats, peut-être plus prometteurs que les rappels de vaccins ARN messager ».

En plus d’être utilisé en dose de rappel, le vaccin contribuera notamment à vacciner les populations de pays moins développés. « Aujourd’hui, il n’y a que 20 % de la population mondiale qui est vaccinée. On pense qu’on peut être utile parce qu’il faut des milliards de doses pour pouvoir vacciner cette population », a fait valoir Olivier Bogillot.

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