La recherche européenne progresse sur le traitement de la malaria

Asian tiger mosquito [Susan Ellis/Bugwood.org]

An Asian tiger mosquito, one of the EU's invasive alien species [Susan Ellis/Bugwood.org]

Un programme de recherche financé par l'UE aurait abouti à une découverte sur la malaria, ouvrant ainsi la voie au traitement de cette maladie mortelle.

Selon les statistiques de l'Organisation mondiale de la santé, la malaria a touché environ 225 millions de personnes et en a tué près de 800 000 dans le monde en 2009.

Les efforts pour trouver un remède étaient jusqu'à présent entravés par la capacité du parasite à rapidement développer une résistance aux médicaments.

La malaria est causée par un parasite transmis via les piqûres de moustiques infectés. Dans le corps humain, les parasites infectent les globules rouges et s'y multiplient.

Une étude conjointe menée par des laboratoires financés par l'UE a démontré que le parasite s'appropriait les enzymes actives dans les cellules humaines pour servir ses propres intérêts. Lorsque les chercheurs ont utilisé la chimiothérapie pour traiter les cellules hôtes des malades, le parasite de la malaria a été stoppé.

L'étude comprenait quatre projets financés par l'UE, intitulés ANTIMAL, BIOMALPAR, MALSIG et EVIMALAR, et fut menée par des laboratoires au Royaume-Uni, en France et en Suisse en partenariat avec la Belgique, l'Allemagne, le Danemark, la Grèce, l'Espagne, l'Italie, les Pays-Bas, le Portugal et la Suède ainsi qu'avec de nombreuses pays en développement sévèrement touchés par la malaria.

Máire Geoghegan-Quinn, la commissaire en charge de la recherche, de l'innovation et de la science, a déclaré : « Cette découverte pourrait mener à un traitement anti-malaria efficace qui pourrait sauver des millions de vie et changer celles de nombreuses autres personnes. Cela démontre encore une fois la valeur ajoutée de la recherche et de l'innovation financée par l'UE en général et de la collaboration avec les chercheurs dans les pays en développement en particulier ».

Depuis 2002, l'UE a investi près de 180 millions d'euros dans la recherche sur la malaria via les Programmes-cadres de recherche.

Christian Doerig, porte-parole de l'équipe de chercheurs basée à l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne, a déclaré que cette percée représentait un outil qui pourrait apporter une « contribution précise » à la découverte d'un remède pour la malaria.

Il a ajouté que davantage de recherche serait nécessaire avant que des essais cliniques ne débutent et que les compagnies pharmaceutiques devraient participer aux efforts de recherche. Mais il s'est dit optimiste.

Les droits de propriété intellectuelle des découvertes financées par les Programmes-cadres de l'UE reviennent aux chercheurs et aux compagnies pharmaceutiques avec lesquelles ils concluent des accords.

Selon les statistiques de l'Organisation mondiale de la santé, la malaria a touché environ 225 millions de personnes et en a tué près de 800 000 dans le monde en 2009.

Les efforts pour trouver un remède étaient jusqu'à présent entravés par la capacité du parasite à rapidement développer une résistance aux médicaments.

La malaria est causée par un parasite transmis via les piqûres de moustiques infectées. Dans le corps humain, les parasites infectent les globules rouges et s'y multiplient.

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