Le café et les en-cas pourraient contenir des agents cancérigènes

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Le pain, les viennoiseries et le café peuvent être dangereux, car ils contiendraient le composé chimique acrylamide, que l’Institut national de l'alimentation de l'université technique du Danemark (DTU) associe maintenant au cancer. Les autorités de l’UE en matière de sécurité alimentaire sont chargées d'enquêter.

 

L’acrylamide est un composé chimique qui se forme en général dans les produits alimentaires riches en amidon, tels que les pommes de terre frites, les chips de pommes de terre, le pain, les biscuits et le café, lors de processus de cuisson à haute température tels que la friture, la cuisson au four et le rôtissage.

 

« Nous pouvons dire avec une grande probabilité qu'il existe un lien entre les produits alimentaires contenant de l'acrylamide et le cancer », a déclaré Jørgen Schlundt, le directeur de l’Institut national de l'alimentation de la DTU, sur une télévision danoise.

 

Des liens ont été établis auparavant entre l’acrylamide et le cancer. En 2002, des chercheurs suédois ont découvert le composé par hasard et suspectaient fortement qu'il s'agissait d'un agent cancérigène.

 

Depuis lors, différentes études ont dépeint une image floue. L'Institut national de l'alimentation du DTU est cependant le premier à lancer un avertissement officiel.

 

« Nous avons besoin d'une réglementation dans ce domaine, en d'autres termes, des niveaux [qui incitent] l'industrie à contribuer à la réduction de la quantité d'acrylamide dans ses produits alimentaires », a indiqué M. Schlundt.

 

Il a pris contact avec l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) pour demander à l'UE d’enquêter sur les risques éventuels pour la santé.

 

Comparaison avec la salmonelle

 

M. Schlundt a déclaré que l'UE ne pouvait pas attendre 10 ans de plus avant de prendre des mesures sur l'acrylamide, comme ce fut le cas avec la salmonelle.

 

« À l'époque, lorsque nous avons découvert de la salmonelle dans des oeufs, nous étions également confrontés à un énorme problème et personne ne savait exactement comment le résoudre. Mais nous l'avons fait et aujourd'hui nous n'avons plus de salmonelle dans les oeufs. Nous devons penser de la même manière pour l'acrylamide ou d'autres personnes développeront un cancer même si nous pouvons l'arrêter », a affirmé le directeur du DTU.

 

En octobre 2012, l'EFSA a publié son rapport annuel sur les taux d’acrylamide présent dans les aliments dans 25 pays européens.

 

Ce rapport couvrait la période entre 2007 et 2010 et n'a pas apporté de changements considérables vis-à-vis du dernier rapport pour la majorité des catégories de denrées alimentaires évaluées.

 

Depuis 2008, le nombre de résultats soumis à l'EFSA est en baisse, ce qui limite la fiabilité de l'analyse de tendance.

 

À la demande des agences de sécurité alimentaire de l'Allemagne, du Danemark, de la France et de la Suède, l'EFSA discute également avec celles-ci et d'autres membres du forum consultatif de l'EFSA au vu de l'évolution scientifique récente sur l'acrylamide et ses conséquences éventuelles sur la santé publique.

 

L'EFSA examinera l'étude danoise en septembre.

 

La cuisson d'aliments à haute température, au barbecue ou au grill par exemple, peut entraîner la formation de quantités minuscules de différentes substances cancérigènes comparables à celles retrouvées dans la fumée de cigarette.

 

Des rapports de l'Agence britannique des normes alimentaires (FDA) ont révélé que les aliments contenant des glucides frits et chauffés par séchage (comme les chips et les frites) produisent de l'acrylamide, substance cancérigène reconnue pour les animaux.

 

Les organismes européens de régulation et la FDA mènent des études afin d'évaluer ses risques éventuels pour les êtres humains.

  • 2013 : l'EFSA révisera son évaluation de l'exposition de l'UE (réalisée pour la dernière fois en 2011) et continuera de collecter des données sur la surveillance de l’exposition à l’acrylamide

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