Chirac veut enterrer la hache de guerre avec Bush

Dans ce qui apparaît comme une tentative visant à réamorcer
le dialogue transatlantique, le président français Jacques
Chirac a proposé de rencontrer son homologue américain George Bush
au cours des prochaines semaines.

Le président français Jacques Chirac vient de
manifester son intention de donner un élan nouveau aux
relations franco-américaines, en proposant au président
américain George Bush d’oeuvrer à ses côtés pour faire de 2005 une
année marquée du sceau de la confiance et de l’unité de part et
d’autre de l’Atlantique.  

Les deux dirigeants devraient se rencontrer à
Washington dans les jours suivant la visite du président
Bush en Europe, prévue pour le 22 février prochain. Le
dernier voyage de Jacques Chirac à
Washington remonte au mois de novembre 2001. MM.
Chirac et Bush devraient mettre à profit leurs discussions pour
aborder la situation au Proche-Orient, en Irak et en
Iran. 

Cette ouverture de Jacques Chirac en direction de son
homologue américain intervient alors que le fossé creusé entre
Paris et Washington suite au déclenchement du conflit irakien
apparaît encore très profond. Lors de son séjour aux Etats-Unis au
mois de décembre, le ministre français des affaires étrangères
Michel Barnier avait plaidé en faveur d’un ré-examen en
profondeur des liens transatlantiques, tandis que le chef de la
diplomatie européenne, Javier Solana, estimait récemment qu’un
« nouveau départ » pouvait désormais être donné aux relations
euro-américaines. 

Lors de la traditionnelle cérémonie des voeux du corps
diplomatique français, le président français a adressé un message
chaleureux à George Bush, souhaitant « qu’ensemble, nous abordions
l’année nouvelle dans l’unité, avec confiance et détermination, et
que les défis auxquels nous sommes confrontés soient autant
d’occasions d’illustrer la vitalité du lien transatlantique ».

Selon le porte-parole de la Maison Blanche, Scott
McClellan, le président Bush « a clairement indiqué, dès sa
réélection, qu’il entendait tendre la main à [ses] amis et alliés
européens, de telle sorte [qu’Europe et Etats-Unis] puissent
travailler ensemble pour résoudre [leurs] problèmes
communs ». 

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