Frattini veut ouvrir le débat sur la question des migrations économiques

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Le nouveau Commissaire à la justice, à la liberté et la
sécurité, l’Italien Franco Frattini, a indiqué
au Financial Times qu’il présenterait une stratégie
visant à assurer une meilleure gestion des flux de migration
économique avant la fin de l’année 2005.

L’UE doit trouver de nouveaux moyens pour traiter la
question des migrations économiques, afin notamment
de parer les risques de pénurie de qualifications et
de limiter les problèmes liés au vieillissement
de la population européenne. Telle est la teneur des propos tenus
par le Commissaire à la justice, à la liberté et la
sécurité, M. Franco Frattini, dans un entretien accordé
au Financial Times

Une nouvelle stratégie, présentée avant la
fin de l’année 2005, doit viser à permettre
d’attirer de nouveaux travailleurs dans les périodes
où l’UE se trouve confrontée à des pénuries de main-d’oeuvre
qualifiée, notamment par l’accélération des procédures d’entrée sur
le territoire de l’Union ou par l’introduction d’un système
de « green cards » basé sur le modèle
américain. Parallèlement, suggère M. Frattini,
les nouveaux migrants devraient se voir accorder
des incitations sous la forme de permis de séjour prolongés
sur le territoire de l’Union. Le Commissaire italien souligne
qu’une large consultation impliquant les parties prenantes, les
Etats membres, les entreprises et les les syndicats précèdera la
présentation des propositions de la Commission. 

Le rapport Kok sur les progrès du processus de Lisbonne
insistait sur le besoin, pour l’Union européenne, d’attirer une
main d’oeuvre qualifiée palliant  les pénuries dans certains
secteurs (voir également EURACTIV 16 novembre 2004).

Lors de sa réunion des 4 et 5 novembre derniers, le Conseil
européen a adopté le « Programme de La Haye », qui fixe
les priorités de la Commission européenne en matière
de sécurité et de justice pour les cinq années à venir (voir
également EURACTIV 8 novembre 2004).

Bien que le vote à la majorité qualifiée et la procédure de
co-décision soient appliquées aux questions d’asile,
d’immigration et de contrôle des frontières à partir d’avril
2005, l’immigration légale demeura exclue de cette
évolution.  

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