L’UE veut mieux coopérer avec les services de renseignement du monde arabe

Federica Mogherini, Haute Représentante de l'UE pour les affaires extérieures, lors d'une visite en Irak. Décembre 2014.

Federica Mogherini, Haute Représentante de l'UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, lors d'une visite en Irak. Décembre 2014. [European Commission]

Les ministres des Affaires étrangères, réunis le 19 janvier à Bruxelles, ont décidé d’ouvrir davantage le dialogue avec les pays islamiques voisins de l’UE sur le sujet de l’extrémisme.

Les ministres des Affaires étrangères de l’UE se sont mis d’accord sur une série de mesures visant à renforcer la sécurité dans l’union, suite aux attaques terroristes contre Charlie Hebdo à Paris.

Ils ont souligné que de nouvelles méthodes d’échange de renseignements entre les 28 États membres de l’UE devraient être trouvées.

Selon les ministres, ces efforts devraient être étendus aux pays voisins d’Afrique du Nord et d’Asie, directement touchés par la montée de l’islamisme radicale.

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 « Nous devons faire face à un problème qui a deux poids, deux mesures, sachant que les premières victimes des terroristes sont les Arabes dans les pays musulmans », a ajouté Federica Mogherini, Haute Représentante de l’Union pour les affaires étrangères.

Résoudre les conflits ouverts au Moyen-Orient et gérer les crises dans les zones sous le contrôle des autorités de l’État afin de juguler la propagande extrémiste qui attire les jeunes est la priorité des ministres, a expliqué Federica Mogherini.

Troops patrol a Turkish neighborhood. Brussels, 17 January.

« Nous devons améliorer nos relations avec les communautés arabes, être capables de parler leur langue, pouvoir expliquer le monde arabe et écouter les messages qu’ils ont à transmettre », a-t-elle commenté.

Pas de détente avec la Russie

Federica Mogherini a également minimisé la notion de détente avec la Russie avancée dans un document qui a circulé entre les gouvernements avant la réunion.

Le document de travail, révélé par Reuters le 15 janvier, suggérait à l’UE d’unir ses efforts avec Moscou pour s’attaquer aux problèmes de la Syrie, de l’Irak, de la Libye, de l’Iran, de  la Corée du Nord, de la crise Ebola et de la question palestinienne.

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Regrettant les retombées négatives du conflit en Ukraine dans de nombreux domaines de coopération avec la Russie et prenant en compte les récentes menaces européennes de sanctions visant Moscou, le document propose de compléter cette stratégie par une approche plus prudente pour que la Russie change de tactique en Ukraine.

La Haute Représentante a rappelé que les ministres avaient été clairs et qu’ils ne lèveraient pas les sanctions avant la mise en œuvre des accords de Minsk, un accord de trêve conclu en septembre entre Moscou, Kiev et les rebelles prorusses. Elle a ajouté que cette décision n’entravait pas l’engagement pris par les États membres de l’UE avec la Russie sur des sujets d’intérêts communs tels que l’énergie ou les mesures antiterroristes.

Federica Mogherini a toutefois déclaré que les ministres des Affaires étrangères s’étaient mis d’accord sur la nécessité de contrecarrer la propagande russe en Europe de l’Est.

« Nous sommes tous d’accord pour une diffusion de l’information plus stratégique. Ce n’est pas de la propagande mais de la contre-propagande. Nous travaillons avec la présidence lettonne à la mise en place d’un groupe de travail pour la liberté de la presse. Nous allons présenter des étapes concrètes », a affirmé Federica Mogherini.

  • 29-30 janvier 2015 : Réunion informelle des ministres de l'Intérieur et de la Justice à Riga, en Lettonie.
  • 12-13 février 2015 : Réunion des chefs d'État et de gouvernement à Bruxelles. 

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