Etats voyous : le bâton ou la carotte ?

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Dans cet article publié par café
babel
Prune Antoine souligne
que les Etats-Unis et l’Union européenne cultivent des
approches très différentes dans leurs rapports avec
les « Etats voyous ». 

« Un des plus grands défis de notre temps est de faire face aux
Etats voyous, parce que leur seul objectif est de détruire le
système international », affirmait le Président américain Bill
Clinton dès les premières années de son mandat. Pourtant la
stratégie punitive adoptée par les Etats-Unis à l’égard de ces
Etats voyous semble loin de porter ses fruits.

Initialement réservée à sept pays –Irak, Corée du Nord, Cuba,
Iran, Syrie, Libye et Soudan-, l’expression « Etat voyou » (rogue
State) désigne des « Etats rebelles et hors-la-loi qui ont non
seulement choisi de rester hors de la communauté démocratique, mais
mettent en danger ses valeurs mêmes »*. En clair, des nations qui,
selon Washington, soutiennent le terrorisme international,
poursuivent des programmes d’armement non conventionnels –
fabrications d’armes biologiques, chimiques ou nucléaires-,
encouragent le commerce de la drogue ou oppriment leurs propres
populations. Ces entités rebelles affichent aussi la particularité
d’être anti-occidentales et donc susceptibles de menacer les «
intérêts vitaux » américains. Nimbée d’une légalité floue et
exacerbée par les attentats du 11 septembre, la théorie de l’Etat
voyou, devenue celle de l’ « axe du mal », puis des « postes
avancés de la tyrannie », a donné naissance à la doctrine contestée
de « guerre préventive ».

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