Le Parlement européen confiné pendant la fusillade de Strasbourg

Trois personnes ont été tuées et quatorze blessées par un homme armé dans le centre de Strasbourg le soir du 11 décembre, alors que le Parlement européen est en session plénière.

La France a activé l’état « d’urgence attentat » et envoyé des forces de sécurité supplémentaires dans la ville de Strasbourg. Les forces sur place ont bouclé la zone du centre ville alors que la chasse à l’homme s’est poursuivie jusqu’à tard dans la nuit.

Le bilan est porté à trois morts et quatorze blessés, dont six graves. Le suspect, toujours en liberté, est un jeune homme de 29 ans bien connu des services de police puisqu’il a déjà été interpellé deux fois.

Le ministre français de l’Intérieur a appelé la population à rester chez elle et à éviter le centre ville, dont certaines parties ont été bouclées par la police. Les autorités régionales du Grand-Est et locales du Bas-Rhin ont demandé aux citoyens à Strasbourg « d’éviter la zone du poste de police, près du marché de Noel ».

La menace terroriste n'a pas diminué en Europe

La menace du terrorisme en Europe « n’a pas diminué et perdure », malgré la perte de territoires de l’État islamique en Syrie et en Irak, selon le directeur du département antiterrorisme à Europol, Manuel Navarrete. Un article d’Euroefe.

 

Dans le même temps, le Parlement européen, qui tenait sa session plénière à Strasbourg cette semaine, a été verrouillé lorsque les rumeurs d’un attentat autour de 20h ont commencé à faire surface.

Les eurodéputés, assistants et journalistes ont été confinés dans le Parlement européen avant un débat houleux entre les députés européens à 2h du matin, lors duquel le président du Parlement, Antonio Tajani, a promis de les faire sortir du bâtiment une fois le centre ville déclaré sûr.

Les eurodéputés n’ont cependant pas apprécié et vers 3h du matin, des personnes ont commencé à quitter le Parlement européen, escortées par des convois militarisés de la police.

Antonio Tajani a affirmé que l’UE ne se laisserait pas intimidée par l’attentat et que les processus du Parlement européen se poursuivraient cette semaine comme prévu.

« Je voudrais exprimer mon profond chagrin envers toutes les victimes de l’attentat de Strasbourg. Ce Parlement ne se laissera pas intimidé par des attentats terroristes ou criminels. Nous devons avancer. Nous continuerons à travailler et à réagir à la violence terroriste, renforcés par la liberté et la démocratie. »

Jean-Claude Juncker, le président de la Commission a quant à lui déclaré sur Twitter : « mes pensées sont avec les victimes de la fusillade de Strasbourg que je condamne avec grande fermeté. Strasbourg est par excellence une ville symbole de la paix et de la démocratie européennes. Des valeurs que nous défendrons toujours. La Commission se tient aux côtés de la France. »

Le 12 décembre au matin, l’activité du Parlement européen a repris, et une minute de silence a été observée dans l’hémicycle en hommage aux victimes.

Selon une source du bureau du procureur, le motif derrière la fusillade n’est pas tout à fait clair. Une enquête est en cours pour déterminer s’il s’agit d’une attaque terroriste.

Le Président français Emmanuel Macron a abrégé une réunion avec des parlementaires au Palais de l’Elysée suite aux événements de Strasbourg et a envoyé le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, sur place, a déclaré l’Elysée dans un communiqué.

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