Emmanuel Macron s’adresse aux victimes d’inceste

EPA-EFE/Toms Kalnins

Depuis le début de l’affaire Duhamel, pas un mot de l’Elysée sur le mouvement de libération de la parole sur l’inceste. Samedi (23 janvier), le président français s’est exprimé dans une série de tweets : « On vous écoute. On vous croit. Et vous ne serez plus jamais seul », a martelé le locataire de l’Elysée, soulignant son intention d’adapter le droit français pour mieux protéger les victimes d’incestes et de violences sexuelles.

Ce dernier a déclaré avoir demandé au ministère de la Justice et au secrétaire d’État chargé de l’Enfance de « mener une consultation qui devra déboucher rapidement sur des propositions ». Seront sur la table des négociations notamment la question du seuil du consentement sexuel – que les associations veulent fixer à 13 ans – et celle de l’allongement des délais de prescriptions – voire d’imprescriptibilité – des crimes sexuels.

Depuis le week-end dernier, des dizaines de posts sous le hashtag #MeTooIncest ont fleuri sur la toile. Cet événement intervient après que Camille Kouchner, belle-fille du politologue Olivier Duhamel, a publié son livre La Familia Grande, dans lequel elle dénonce les violences sexuelles que ce dernier aurait infligé sur son frère jumeau lorsqu’ils étaient adolescents. Le parquet de Paris vient d’ouvrir une enquête pour « viols et agressions sexuelles » contre Olivier Duhamel.

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