Football Ecologie France appelle à l’ « éco-supporterisme »

La majorité des fans de foot aimerait que leur club mette en place des actions environnementales et 78 % souhaiteraient y participer, selon une consultation réalisée par Football Ecologie France. [PHOTOCREO Michal Bednarek/Shutterstock]

Le football n’est aujourd’hui pas perçu comme un sport éco-responsable – mais il a les moyens de devenir l’un des vecteurs majeurs de la transition écologique : tels sont les résultats de la consultation « Football et Transition Écologique » publiée vendredi (5 mars) par Football Écologie France.

Faire du football un leader des enjeux de société : c’est l’objectif de Football Écologie France. Selon l’association française, « le football peut être un formidable vecteur d’écologie populaire et de solidarité ». C’est pourquoi elle accompagne des clubs de foot dans leurs démarches vertes et projet écologiques.

Devant l’urgence climatique, l’association appelle à un mouvement « d’éco-supportérisme » – un « sursaut d’engagement collectif de chacun et chacune à son échelle […] afin que le sport numéro un se réinvente et tende vers sa responsabilité environnementale ».

Car, comme le rappelle Football Ecologie France, le poids économique et social du football est énorme (2,2 millions de licenciés dans 15 000 clubs amateurs en France, générant pas moins que 7 milliards de chiffre d’affaires) – tout, malheureusement, comme son impact sur l’environnement.

Clubs de foot et Banques Alimentaires : des partenariats contre le gâchis alimentaire

Les évènements sportifs génèrent d’importantes quantités de déchets alimentaires. Lacune à laquelle plusieurs clubs de football en France ont trouvé une solution : une coopération avec les Banques Alimentaires.

La coupe du monde 2018 aurait par exemple généré 2,1 millions de tonnes de CO2, selon l’association. L’entretien des pelouses nécessite une consommation de 100 millions de mètres cubes par an en France. Et un match de Ligue 1 engendre en moyenne 10 tonnes de déchets, rappelle l’association dans un communiqué mis à disposition d’Euractiv France.

Dans ce contexte, l’association a réalisé une consultation auprès des fans de foot l’été dernier dont elle vient de publier les résultats. Premier constat : 62 % des répondants pensent que le football n’est pas un sport écologique, et seulement 28 % ont une bonne image du football professionnel. Mais « si l’ensemble du football s’engageait concrètement dans la transition écologique, ce pourcentage passerait au moins à 80 % », constate Football Ecologie France.

Améliorer la qualité de l’air, préserver la nature, diminuer les factures : les supporteurs de football sont nombreux à croire que les actions éco-responsables dans l’univers du foot auraient des résultats bénéfiques pour l’environnement et la société.

Mais concrètement, à qui la responsabilité de verdir le sport le plus populaire au monde ? Pour les répondants, ce sont surtout les citoyens et les collectivités qui peuvent contribuer à la transformation écologique du football « de manière significative », selon Football Ecologie France. Deux répondants sur trois voient par ailleurs dans les clubs eux-mêmes des acteurs clés dans cette transition.

Les supporteurs souhaitent un football plus écologique, mais peinent à y contribuer

Une étude réalisée dans le cadre du projet Life Tackle examine l’importance accordée à la protection de l’environnement par les supporteurs de football – et témoigne de l’écart entre attente et comportement écologiques.

Enfin, 74 % des répondants aimeraient que le club de leur ville mette en place des actions environnementales, selon la consultation – et pas moins que 78 % souhaiteraient y participer.

Football Ecologie France a d’ailleurs identifié les trois actions prioritaires d’un football engagé dans la durabilité, toujours selon les supporteurs de foot. Il s’agit pour eux de réduire les déchets, sensibiliser les acteurs du monde du football – et réduire, également, les déplacements. Ces derniers sont en effet à la source d’une part non-négligeable des émissions de CO2 dans le sport.

Même si le football n’est donc pas (encore) perçu comme un sport éco-responsable, « il a les moyens de devenir un acteur majeur de la transition écologique grâce à son pouvoir fédérateur et à sa notoriété », selon Football Ecologie France. « Le football a donc tout intérêt à se réinventer, pour lui-même et la société », affirme l’association, « car il ne peut se jouer que si la planète est viable et la société stable ».

Respecter l'environnement, "une obligation pour tous", selon la gardienne de but du PSG Arianna Criscione

Le football a un impact non négligeable sur l’environnement et le climat. Dans un entretien exclusif avec Euractiv France, Arianna Criscione, gardienne de but et Women’s Sponsorship Manager au Paris Saint-Germain (PSG), parle de ses engagements verts.

Supporter

Life Tackle

Life Programme

LIFE TACKLE est cofinancé par le programme LIFE Gouvernance et information en matière d’environnement de l’Union européenne - Référence LIFE17 GIE/IT/000611



Subscribe to our newsletters

Subscribe
Contribuer