La France demande des quotas de pêche pluriannuels

Alors que les nouveaux quotas de pêche 2020 ont été proposés par la Commission européenne le 24 octobre, le gouvernement demande à l’UE d’envisager l’avenir à plus long terme. Un article de notre partenaire le Journal de l’environnement.

Le gouvernement français a dévoilé sa nouvelle position à l’occasion d’une question posée par les sénateurs. « Nous pensons qu’il est utile de mettre en place de véritables quotas pluriannuels pour apporter à tous les artisans-pêcheurs de la prévisibilité sur ce qu’ils pourront pêcher», a déclaré la secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, Amélie de Montchalin, à la Chambre haute. Chaque année, ces quotas font en effet l’objet d’âpres négociations au sein du Conseil des ministres de la pêche. Ceux de 2020 seront décidés les 16 et 17 décembre prochains.

Des ressources durables

« Nous voyons que certains stocks sont sur une bonne tendance, comme le bar, l’églefin, et la sole mais d’autres sont sur une tendance plus difficile comme le merlan, en mer Celtique, et le cabillaud. C’est en préservant les stocks que nous pourrons amener nos pêcheurs à avoir des ressources durables pour pouvoir avoir des activités sur plusieurs années », a ajouté la secrétaire d’Etat.

L’UE vole enfin au secours des poissons d’eau profonde

Face à la réduction dramatique des stocks halieutiques dans l’Atlantique Nord provoquée par la pollution et la surpêche, la Commission propose enfin de réduire les quotas de pêche.

Selon un rapport publié ce 14 novembre par l’ONG ClientEarth, la France fait partie des Etats qui ont le plus poussé la Commission européenne à relever les totaux admissibles de capture dans l’Atlantique du nord-est au cours des 5 dernières années.

Cabillaud sous haute surveillance

Le 24 octobre, Bruxelles a notamment proposé de réduire de 88% les totaux admissibles de capture du cabillaud dans l’Ouest de l’Irlande, en Manche Est et mer Celtique et de 68% en mer d’Irlande en raison de la surexploitation des stocks.

Fixés pour un an seulement, les quotas actuels empêchent de reconstituer les stocks les plus fragiles. C’est pourquoi les associations de protection des océans demandent de longue date, des quotas pluriannuels.

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