Les fongicides bientôt privés de stade

Jugés dangereux pour la santé, les fongicides, ces pesticides utilisés notamment pour l’entretien des pelouses, devraient être  bannis des stades de football courant 2020.

Depuis près de dix ans, la ville de Rennes n’utilise plus de fongicides pour entretenir les pelouses de ses terrains de sport. En effet, ces pesticides chimiques, utilisés par les jardiniers pour limiter le développement de champignons parasites, « sont potentiellement dangereux pour la santé des sportifs », comme le rappelle Joël Labbé, le sénateur du Morbihan, à l’origine d’une loi encadrant l’utilisation des pesticides en zones non agricoles.

La Ligue de football veut rendre le football français plus éco-responsable

La Ligue de football professionnel (LFP) s’est lancée dans un partenariat avec le WWF. Objectif : sensibiliser le monde du football à la protection de l’environnement et de la biodiversité.

Une utilisation massive et dangereuse

Dès 2018, un collectif de médecins, cancérologues, toxicologues et chercheurs du CNRS, de l’Inserm et de l’Inra a révélé leurs effets néfastes sur la santé humaine, notamment dans la survenance de certains cancers et de maladies neuro dégénératives. Pourtant, la quasi-totalité des clubs de football professionnels ont toujours recours à ce type de pesticides pour améliorer la qualité de leurs pelouses, notamment « pour des raisons esthétiques liées aux retransmissions télévisées des matchs », précise Patrice Therre, gérant de la société Novarea et membre de la commission surfaces de jeu de la Ligue de Football Professionnel (LFP). En effet, « sans ces produits chimiques, on aurait des pelouses par endroit grillées et dégarnies », ajoute t-il.

Quid de la prévention

A l’issue de chaque traitement aux fongicides, une procédure stricte doit théoriquement être resepctée Outre un affichage clairement lisible sur le terrain, un délai de quelques jours doit obligatoirement s’écouler après leur utilisation, avant d’autoriser les joueurs à fouler à nouveau les pelouses. Mais peu de joueurs semblent conscients des dangers encourus. Joël Labbé a donc pris contact avec l’Union Nationale des Footballeurs Professionnels (UNFP) afin les informer de ces risques, et d’agir main dans la main avec le monde du football afin de faire interdire les fongicides, en dépit du lobby de l’industrie des pesticides.

Une nouvelle loi d’ici fin 2020

, Le gouvernement planche actuellement par l’intermédiaire d’Élisabeth Borne, Ministre de la Transition écologique et solidaire, sur une nouvelle proposition de loi pour le courant de l’année 2020. En effet, la loi Labbé, votée en 2014, interdit l’utilisation des fongicides dans l’ensemble des espaces publics des communes et des villes, à l’exception des cimetières et des terrains de sport.

Le football s'interroge sur son empreinte carbone liée aux transports

Les déplacements des joueurs et des supporters ont un impact non négligeable sur le réchauffement climatique. Les initiatives se multiplient pour tenter de les réduire.

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