Une ville française rompt ses relations avec sa jumelle polonaise après ses arrêtés homophobes

Romania-gay-pride [EPA-EFE/Bogdan Cristel]

Comme d’autres communes polonaises, Tuchow a adopté des textes homophobes visant à discriminer les personnes LGBT+. Lors de son dernier conseil municipal, sa jumelle Saint-Jean-de-Braye a décidé à l’unanimité de suspendre leurs relations. Un article de notre partenaire, Ouest-France.

Encouragées par le parti d’extrême droite au pouvoir Loi et Justice, plus de quatre-vingts communes polonaises ont adopté des « zones sans idéologie LGBT ». C’est le cas de Tuchow, à plus de 90 kilomètres de Cracovie.

Cette nouvelle législation incite les élus à « s’abstenir de toute action visant à encourager la tolérance à l’égard des personnes LGBT+ et à ne pas fournir d’aide financière aux ONG qui œuvrent en faveur de l’égalité des droits », a déploré le Parlement européen en décembre.

Dans ces communes parmi les plus conservatrices du pays, principalement situées dans le sud-est de la Pologne, n’importe qui peut refuser de servir ou recruter une personne LGBT+ sous prétexte que cela limiterait leur « liberté religieuse » et mettrait en danger les valeurs traditionnelles polonaises

« L’histoire se répète »

En réaction, la ville de Saint-Jean-de-Braye, dans le Loiret, a voté à l’unanimité la suspension des relations avec Tuchow, avec qui elle a signé un accord de jumelage en 2000. Les échanges ou stages ne sont pas concernés.

« On a tout de suite réalisé la gravité de cette prise de position, en se disant que l’histoire, hélas, se répétait », a expliqué la maire Colette Martin-Chabbert à France 3 Centre Val-de-Loire, soulignant que des homosexuels avaient été internés dans des camps dans le Loiret pendant la Seconde Guerre mondiale.

En Pologne, des villes instaurent des « zones sans idéologie LGBT »

Plus de quatre-vingts municipalités se sont déclarées « zones sans idéologie LGBT ». La Commission européenne s’inquiète du risque d’agression. Un article de notre partenaire Ouest-France.

Lire la suite sur Ouest-France

Subscribe to our newsletters

Subscribe

Envie de savoir ce qu'il se passe ailleurs en Europe? Souscrivez maintenant à The Capitals.