Panini n’a pas faussé le marché des autocollants de foot

Les autocollants sont cultes pour les fans de football. [Silveira Neto/ Flickr]

Le plus haut tribunal européen a décidé que les autocollants de football Panini n’enfreignait ni les règles de concurrence, ni celles du marché unique. Un article de notre partenaire, Italia Oggi.

Ce sont des essentiels de la cour de récré, et même les fans de football plus âgés se laissent tenter par la collection des autocollants des joueurs de foot de la société italienne Panini. Des milliers d’enfants du monde entier ont déjà enragé en sachant qu’il leur manquait un Maldini ou un Hazard.

Une omniscience qui ne fait pas le bonheur de la branche européenne de son principal rival, la firme américaine Topps. En 2011, Topps a ainsi accusé Panini de fausser le marché européen, très lucratif, grâce à des contrats exclusifs lors d’événements footballistiques majeurs, comme la coupe du monde, ou les grandes compétitions interclubs.

L’entreprise américaine a donc accusé les organisations gérant certaines compétitions de football (comme l’Euro) d’avoir enfreint la législation européenne en ayant conclu des contrats exclusifs de longue durée avec Panini, entraînant le verrouillage total du marché pour les objets à collectionner.

Octroi de licences 

Les organisations sont également accusées d’avoir regroupé les licences pour les autocollants et les cartes à collectionner et  négligé d’organiser d’appel d’offre transparent et non discriminatoire pour l’octroi de ces licences. Panini était également accusée d’avoir imposé une grande série d’obligations d’achat exclusif à ses distributeurs et partenaires.

En 2014, la Commission européenne a rejeté la plainte de Topps, estimant notamment que « la durée des contrats de licence ne semblait pas déraisonnablement longue, ni être de nature à exclure les concurrents de Panini du marché », étant donné que le marché compte un grand nombre d’acteurs en concurrence avec Panini pour les licences.

Topps a décidé de faire appel de cette décision auprès de la Cour de justice européenne, à Luxembourg. Dans un jugement publié le 11 janvier, les juges ont cependant refusé d’inverser le verdict, jugeant que la procédure normale avait été suivie, et que les plaintes de Topps n’étaient pas valides.

En conclusion : Panini n’a pas bénéficié d’une distorsion du marché, et les collectionneurs peuvent dormir sur leurs deux oreilles, ils auront encore tout le loisir de trouver les autocollants qui leur manquent.

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