L’UTP appelle à plus de financements pour les transports publics

French tram [Sergey Dzyuba/Shutterstock]

L’Union du transport public (UTP) plaide pour une nouvelle politique européenne de transport public. Qui pourrait contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et améliorer la qualité de vie des Européens.

Les autobus électriques, les tramways et autres formes de transports en commun proposent des modèles de mobilité d’avenir pour les villes européennes. C’est en tout cas ce que plaide l’Union du transport public urbain et ferroviaire (UTP), qui milite pour une politique européenne sur le sujet

La Commission suggère de développer l’offre de transports

« Aujourd’hui, plus de 60 % des 509 millions de citoyens européens vit dans des agglomérations. Selon la Commission européenne, le nombre de kilomètres parcourus en voiture en zones urbaines, devrait augmenter de 40 % entre 1995 et 2030, entraînant une hausse importante du trafic et de la congestion » explique Sophie Boissard, directrice du développement à la SNCF.

« Une nouvelle politique européenne des transports est d’autant plus urgente que l’étalement urbain, la pollution et la congestion des villes ne cessent de se développer », poursuit Jean Marc Janaillac, le président de l’UTP

En 2011, la Commission a publié un livre blanc sur les transports, avec l’ambition de développer une offre de transports de plus en plus en large en Europe, tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050.

Pour ce faire, la Commission européenne soutient la réduction des véhicules à carburant traditionnel (essence et diesel) en milieu urbain, et d’autres projets telle la mise en place de modèle de mobilités innovantes.  Projets auxquels l’UTP participe, notamment à travers le ZeEUS (Zero Emission Urban Bus Suystem) ; un projet pour le développement des autobus électriques de 12 mètres et plus.

Appliquer le principe du « pollueur-payeur »

Pour atteindre les objectifs fixés par la Commission en termes de réduction des gaz à effet de serre, l’UTP propose entre autres d’appliquer le principe du « pollueur-payeur ». Pour l’organisation professionnelle, les coûts engendrés par la pollution et la congestion doivent être supportés par les modes de transports qui en sont à l’origine.

« En France, 2 % de trafic automobile en centre-ville aux heures de pointe entraîne 20 % de congestion supplémentaire. Plus largement, les voitures sont responsables de 40 % des émissions de CO2 produite par le trafic routier, et jusqu’à 70 % des autres polluants, ce qui génère des coûts externes extrêmement élevés » soutient l’UTP.

Mobiliser des ressources supplémentaires

Par ailleurs, l’UTP appelle à une mobilisation de nouvelles ressources afin d’atteindre les objectifs fixés par la Commission européenne. Il s’agit de faire participer l’ensemble de la société au financement des transports publics : opérateurs, passagers et collectivités publiques, mais aussi l’Union européenne. L’UTP souligne que de 2007 à 2013, seuls 9 % des fonds structurels prévus ont été consacrés aux transports urbains.

« Il est indispensable de rééquilibrer l’affectation des fonds structurels et de fonds de cohésion en faveur du financement des transports publics, pour éviter qu’ils ne soient attribués à la construction des routes, génératrices de plus de pollution, de congestion et d’accidents » assure l’UTP.

Les tentatives de création d'un système européen interopérable datent du traité de Rome. À l’époque, une politique européenne des transports avait été envisagée et une Conférence européenne des ministres des transports avait appelé à une meilleure interopérabilité à l'échelle du continent.

La refonte du premier paquet ferroviaire de la Commission de 2001 a été adoptée en 2012. Elle avait pour objectif de relever des défis historiques : créer un marché ferroviaire consolidé qui, selon l'exécutif européen, manque aujourd'hui de concurrence, de supervision réglementaire et d'investissements publics et privés adéquats.

Le 26 février 2012, le Parlement européen adoptait en première lecture un projet législatif visant à améliorer les services de chemins de fer. Ce projet a également pour objectif d’accroître la transparence des contrats et des opérations ferroviaires.

  • 10-12 juin : Salon européen de la mobilité au palais des expositions, porte de Versailles à Paris

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