La France met en place une taxe controversée sur les billets d’avion [FR]

Le 1er juillet 2006, la France et le Gabon sont devenus les premiers pays à mettre en place une taxe sur les billets d’avion afin de financer l’aide au développement pour les pays pauvres.

En France, le montant de la taxe s’élévera de 1 à 40 euros, selon la distance parcourue et le type de billet, et devrait rapporter autour de 200 millions d’euros par an. Au Gabon, la taxe, qui entre en vigueur le même jour qu’en France, sera comprise entre 1 et 4 euros.

La France a annoncé que 90% des fonds récoltés iront à la Facilité internationale d’achat de médicaments (FIAM), qui fournit aux pauvres des médicaments contre le sida. Les 10% restant seront alloués à la Facilité de financement internationale (FFI), créée par le Royaume-Uni afin de financer les programmes de santé et de développement au niveau mondial.

Le prélèvement sur les billets d’avion est une proposition de Jacques Chirac et a été approuvée, sur base volontaire, par les ministres des finances de l’UE en mai 2005, et ce malgré la vive opposition du secteur aérien (voir EURACTIV 17 mai 2005). L’idée est semblable à celle de la Taxe Tobin, proposée pour la première fois dans les années 70 par l’économiste du même nom, qui recommande l’instauration d’une taxe sur les transactions financières internationales. 

Jusqu’à présent, le Brésil, le Chili, Chypre, le Congo, la Côte d’Ivoire, la Jordanie, le Luxembourg, Madagascar, la Mauritanie, le Nicaragua, la Norvège et le Royaume-Uni se sont engagés à rejoindre l’initiative française. Les Etats-Unis ne sont pas d’accord avec cette taxe.

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