Le Parlement vote pour les véhicules électriques

Mia electric town car. France, 2013. [mwanasimba/Flickr]

Le Parlement européen a voté la directive instaurant un système unique de recharge pour les voitures électriques au sein de l’Union européenne. Objectif: donner un coup de fouet au marché des véhicules électriques, dont l’essor est aujourd’hui freiné par l’absence de norme commune.

Après plusieurs tentatives avortées, les prises électriques destinées à recharger les véhicules électriques seront finalement harmonisées au niveau européen.

L’adoption de la directive sur le déploiement d’une infrastructure pour carburants de substitution par les parlementaires européens permettra aux consommateurs d’adopter plus facilement ce mode de combustible. Car jusqu’ici, les conducteurs craignaient de ne pas pouvoir « faire le plein » une fois la frontière traversée, puisque chaque État membre disposait de sa propre norme de prise électrique.

Un casse-tête qui devrait prendre fin avec la mise en place d’une norme commune au sein de l’Union européenne. Autre avancée apportée par la directive: les points de recharge électriques, mais aussi pour les véhicules roulant au gaz naturel devront être multipliés à travers l’Europe d’ici 2020, afin d’assurer une sécurité d’approvisionnement aux consommateurs.

Briser le cercle vicieux

« Le manque d’infrastructure provoque un cercle vicieux : pas de point de recharge, pas de véhicule propre », a expliqué l’eurodéputée espagnole Inés Ayala Sender (S&D), rapporteure fictif sur le projet. En dépit de « différentes approches sur les questions techniques relatives aux prises », Inés Ayala Sender a salué le projet et a appelé à la mise en place « d’un seul [type] de point de recharge » sur les marchés européens.

De son côté, le commissaire estonien en charge des Transports, Siim Kallas, a déclaré qu’il était convaincu qu’une harmonisation des normes permettrait de dégager d’énormes profits et que les coûts pourraient être réduits grâce à des économies d’économie d’échelle.

La Commission européenne et nombre d’eurodéputés espéraient toutefois un accord « plus ambitieux », même si le texte actuel, arraché lors d’un compromis en mars dernier entre le Parlement européen et le Conseil des ministres, est considéré comme une étape importante, par le commissaire Siim Kallas.

Avancées du côté français

À l’Assemblée nationale, la commission des Affaires économiques a adopté le même jour une proposition de loi autorisant l’État français à installer des bornes de recharge des véhicules électriques, selon une source parlementaire, citée par l’AFP. Une compétence jusqu’ici réservée aux communes.

En France, le marché des véhicules électrique est en pleine croissance. En 2013, 13.954 véhicules électriques ont été vendus, soit une hausse de 50 % en un an. 

Le secteur du transport européen dépend à 94 % du pétrole, dont 84 % provient de l'importation. La note s'élève à environ 1 milliard d'euros quotidiennement, sans compter le coût environnemental et sanitaire lié au carburant fossile.

Les récentes innovations technologiques ont démontré que des combustibles de substitution fonctionnaient pour tous les types de transport. Mais leur lancement sur le marché, néanmoins, nécessite des aménagements politiques, notamment en ce qui concerne les voitures électriques.

  • 15 avril : vote en session plénière sur la directive sur le déploiement d'une infrastructure pour carburants de substitution

Subscribe to our newsletters

Subscribe
Contribuer