Open Skies : l’UE et les Etats-Unis lancent le second cycle des négociations [FR]

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Les négociateurs de l’UE et des Etats-Unis ont ouvert le prochain cycle des négociations « Open Skies » hier 15 mai, les Européens se concentrant sur la réduction des obstacles aux investissements et des limitations de l’accès des transporteurs européen aux Etats-Unis, une initiative fortement opposée par le Congrès américain.

Les discussions se sont basées sur un accord entré en vigueur à la fin du mois de mars après quatre années de négociations tendues, permettant aux transporteurs d’accéder à n’importe quelle ville des Etats-Unis à partir de n’importe quel point dans l’UE et vice versa.

Mais malgré les développements positifs pour offrir plus de choix aux voyageurs transatlantiques et la possibilité d’obtenir des billets meilleur marché, plusieurs difficultés subsistent, notamment les limitations imposées par le Congrès aux transporteurs européens investissant dans les compagnies aériennes américaines.

Le nouveau pacte a levé les restrictions imposées aux transporteurs européens achetant des parts majoritaires dans les compagnies aériennes américaines, mais leurs droits de vote restent limités à 25 pourcents. Pour leur part, les compagnies aériennes américaines seront en mesure de conserver des droits de vote allant jusqu’à 49% dans les transporteurs européens. La Commission a déjà averti que ce chiffre pourrait être ramené à 25% si elle ne constate aucun progrès dans les négociations destinées à renforcer la libéralisation.

Le Royaume-Uni est le premier pays à critiquer la première étape de l’accord, avertissant qu’il exercerait son droit pour mettre fin à l’accord « Open Skies » si les Etats-Unis ne réduisent pas leurs barrières durant les négociations actuelles.

En effet, selon la Commission, si cette seconde phase des négociations échoue, les éléments de la première phase pourraient être rouverts dans le cadre d’une révision prévue pour novembre 2010.

L’envoyé spécial des Etats-Unis auprès de l’UE, Boyden Gray,  a déclaré qu’il restait encore beaucoup de travail à accomplir pour persuader le Congrès de ne pas bloquer l’accord, dans un contexte caractérisé par des craintes de possibles rachats de compagnies aériennes américaines.

Selon lui, c’est absolument impossible à faire, mais cela attirera le soutien du public aux Etats-Unis et c’est une approche réalisable, même si elle ne sera pas facile.

Les exploitants européens de lignes aériennes veulent également que les Etats-Unis diminuent les restrictions imposées aux transporteurs européens, affirmant que l’accord actuel offrait plus d’avantages aux compagnies aériennes américaines opérant au sein de l’UE. Par exemple, les compagnies américaines peuvent voler de New York à Londres, où elles peuvent prendre des passagers et voler vers une autre destination européenne, tandis que les compagnies européennes ne peuvent pas emprunter des liaisons nationales américaines.

Les Etats-Unis ont surpris les négociateurs européens cette semaine en déclarant qu’ils chercheraient à conclure un accord plus vaste, acceptant d’abandonner les limitations de  l’accès pour les compagnies aériennes originaires de plus de 60 nations, comme le rapporte l’AP.

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