Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker au Slovaque Maroš Šef?ovi? la vice-présidence en charge de l’Union énergétique, à la place de la Slovène Alenka Bratušek, candidate malheureuse. Sa remplaçante, Violeta Bulc, récupère les transports.
Face aux difficultés rencontrées par son équipe devant le Parlement européen, Jean-Claude Juncker a été contraint de procéder à quelques remaniements. Ainsi, le candidat slovaque Maroš Šef?ovi?, initialement en charge des Transports, récupère la vice-présidence en charge de l’Union énergétique.
Une promotion au sein de la nouvelle équipe de commissaires qui s’est faite au détriment de la candidate slovène, Violeta Bulc, la candidate remplaçante d’Alenka Bratušek, qui devrait finalement occuper le poste de commissaire en charge des Transports.
Pour être approuvé par le Parlement européen, Maroš Šef?ovi? devra repasser une audition sur son nouveau portefeuille. Violeta Bulc devra également se plier à l’exercice qui avait donné lieu au rejet de la candidature de sa prédécesseur, Alenka Bratušek.
La Commission Juncker a indiqué que ce sera au Parlement européen de fixer le moment de la tenue des auditions. Une fois les auditions passées, les eurodéputés devront alors soit accepter soit rejeter le collège des commissaires dans son ensemble lors d’un vote en plénière. Prévu le 22 octobre, il pourrait être repoussé au vu des derniers développements.
La décision de la Commission ne précise pas si la responsabilité des activités spatiales, qui fait partie normalement du portefeuille des transports, tomberait dans l’escarcelle de Violeta Bulc.
Le cas du candidat hongrois
Seule la situation du commissaire hongrois Tibor Navracsics doit encore être clarifiée. Celui-ci a certes reçu l’aval du Parlement européen en tant que commissaire, mais pas pour le portefeuille qui lui avait été assigné au départ: celui de l’Éducation, de la culture, de la jeunesse et de la citoyenneté.
Violeta Bulc a été avancée par l’exécutif slovène en remplacement d’Alenka Bratušek, sévèrement rejetée par les parlementaires européens pour s’être nommée elle-même candidate à la Commission lorsqu’elle était encore première ministre de son pays.
Quelque 112 eurodéputés de la commission de l’industrie, de la recherche et de l’énergie et de la commission de l’environnement l’avaient jugée inapte au poste de commissaire. Seuls 13 avaient voté en sa faveur, à la suite de son audition.
>>Lire : La Slovène Alenka Bratušek, fusible du Parlement européen
Le nouvel exécutif européen, qui comprend un représentant issu de chacun des 28 États membres, devrait entrer en fonction le 1er novembre, et prendra la relève de l’actuelle Commission présidée par José Manuel Barroso.
Néanmoins, la porte-parole de Jean-Claude Juncker, Margaritas Schinas, a indiqué qu’un retard sur le calendrier pouvait avoir lieu.
Maroš Šef?ovi? est actuellement commissaire en charge de la Santé et de la politique des consommateurs et commissaire sortant à la tête des Relations interinstitutionnelles et de l’administration au sein de la Commission Barroso.
Un profil très « new age »
Violeta Bulc a étudié à San Francisco, et a travaillé dans la Silicon Valley, avant de rentrer en Slovénie pour exercer au sein de l’entreprise publique des télécoms. Par la suite, elle a fondé sa propre entreprise, Telemach. Elle a été recrutée en tant que vice-première ministre le mois dernier aux côtés de Miro Cerar, qui avait battu Alenka Bratušek lors élections législatives de juillet dernier.
Le profil de Violeta Bulc est pour le moins divers et bigarré. Grande joueuse de basketball dans sa jeunesse, elle détient une ceinture noire en taekwondo, a suivi une formation en chamanisme, et est une spécialiste de la marche sur le feu. Sa candidature risque bien d’intriguer dans la sphère bruxelloise.
