Accélérer les livraisons de munitions à l’Ukraine, une « nécessité urgente », selon les dirigeants de l’UE

Les chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne et les responsables de l’UE, réunis à l’occasion d’un sommet extraordinaire à Bruxelles jeudi, ont fait part de l’« engagement inébranlable de l’Union européenne à continuer de fournir un soutien politique, financier, économique, humanitaire, militaire et diplomatique fort à l’Ukraine et à sa population aussi longtemps qu’il le faudra ». [Conseil européen]

Les dirigeants de l’UE ont souligné jeudi (1er février) lors de leur sommet la « nécessité urgente » d’accélérer la livraison de munitions et de missiles à l’Ukraine, après qu’il est apparu clairement cette semaine que l’Union n’atteindrait pas l’objectif qu’elle s’était fixé.

Les chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne et les responsables de l’UE, réunis à l’occasion d’un sommet extraordinaire à Bruxelles jeudi, ont fait part de l’« engagement inébranlable de l’Union européenne à continuer de fournir un soutien politique, financier, économique, humanitaire, militaire et diplomatique fort à l’Ukraine et à sa population aussi longtemps qu’il le faudra », comme ils l’ont indiqué dans leur déclaration commune à l’issue des discussions.

Cet appel a été lancé un jour après que l’Union européenne a reconnu qu’elle ne parviendrait pas à fournir à l’Ukraine le million d’obus d’artillerie qu’elle s’était engagée à lui livrer d’ici au mois de mars.

La demande de certains États membres et du Service européen pour l’action extérieure (SEAE) d’approuver une réforme de la Facilité européenne pour la paix (FEP) n’a pas été reprise dans la déclaration.

La dernière proposition prévoyait une augmentation du budget de la FEP à hauteur de 5 milliards d’euros, afin d’assurer à l’Ukraine une aide militaire.

L’Allemagne a appelé à une réforme majeure du système afin qu’il prenne en compte l’aide militaire bilatérale versée directement par les membres de l’UE à l’Ukraine.

Dans leur déclaration, les dirigeants ont appelé les gouvernements nationaux à parvenir à un accord sur la création d’un « fonds d’assistance à l’Ukraine » destiné à aider Kiev sur le plan militaire d’ici au « début du mois de mars 2024 ».

Plus tôt dans la journée de jeudi, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a exhorté les dirigeants de l’UE à mettre en place le nouveau fonds le plus tôt possible, qualifiant cette démarche de « priorité ».

Le dirigeant ukrainien a déclaré qu’un « soutien fiable et à long terme » pourrait aider son pays à lutter contre l’invasion russe.

Il a ajouté qu’il espérait que ce soutien faciliterait les efforts du président américain Joe Biden dans ce sens.

Lors du sommet, les dirigeants européens, dont la Hongrie, ont également approuvé à l’unanimité une aide financière de 50 milliards d’euros pour l’Ukraine, mettant ainsi fin à des semaines d’incertitude après que le Premier ministre hongrois Viktor Orbán eut menacé d’opposer son veto à l’ensemble du paquet.

« Ces 50 milliards d’euros sur quatre ans envoient également un message très fort au président russe Vladimir Poutine, juste avant le deuxième anniversaire de son invasion brutale », a déclaré Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, face à la presse à l’issue du sommet.

S’adressant aux journalistes après les négociations, le chancelier allemand Olaf Scholz a salué cette mesure comme un signal positif adressé aux États-Unis, où les républicains ont jusqu’à présent bloqué l’aide à l’Ukraine au sein du Congrès américain.

« Il s’agit également d’un signal positif envoyé aux États-Unis. Le président américain est un bon ami et allié qui travaille dur pour obtenir le soutien du Congrès pour ses demandes », a déclaré M. Scholz.

L’UE approuve à l’unanimité une aide financière de 50 milliards d’euros pour l’Ukraine

Tous les États membres de l’UE, y compris la Hongrie, se sont mis d’accord jeudi (1er février) pour fournir un financement à long terme à l’Ukraine, mettant ainsi fin à des semaines d’incertitude ayant découlé du veto du Premier ministre hongrois Viktor Orbán lors du dernier sommet européen de décembre 2023.

[Édité par Anne-Sophie Gayet]

Inscrivez-vous à notre newsletter

S'inscrire