Le Parti populaire européen (PPE), le groupe libéral Renew Europe, les Socialistes et Démocrates européens (S&D), les Verts/ALE et les Conservateurs et Réformistes européens (CRE) ont exhorté les chefs d’État et de gouvernement de l’UE à se mettre d’accord sur une aide financière supplémentaire pour la défense de l’Ukraine lors du sommet extraordinaire du Conseil européen qui débutera jeudi (1er février).
« Nous, présidents des principaux groupes politiques du Parlement européen, exhortons ensemble tous les chefs d’État ou de gouvernement de l’UE […] à prendre les décisions nécessaires pour faire face aux défis extraordinaires auxquels l’Ukraine est confrontée », peut-on lire dans la déclaration, signée par les présidents des cinq groupe.
Les deux seuls groupes à ne pas s’être joints à cet appel sont le groupe de La Gauche (GUE/NGL) et le groupe eurosceptique d’extrême droite Identité et Démocratie (ID).
Si les dirigeants de l’Union européenne sont parvenus à contourner le veto du Premier ministre hongrois et à approuver l’ouverture des négociations d’adhésion avec Kiev, M. Orbán s’est opposé le 15 décembre à l’octroi d’une enveloppe de 50 milliards d’euros d’aide financière à Kiev, remettant ainsi en question la capacité de l’Europe à fournir un soutien durable au pays en guerre.
Dans un message sans ambiguïté adressé à M. Orbán, les présidents des groupes soulignent que « des retards supplémentaires ou des vetos annuels ne sont pas envisageables ».
Le fait que le groupe CRE se rallie au reste des forces du Parlement européen rend très improbable la coopération entre le parti au pouvoir en Hongrie, le Fidesz, qui n’est actuellement affilié à aucun groupe au Parlement européen, et la les Conservateurs au sein de l’hémicycle.
« Nous exhortons le Conseil européen et les États membres à tenir leurs promesses, à garantir un soutien militaire efficace et durable à l’Ukraine et à intensifier les efforts pour fournir les munitions et le soutien militaire dont les forces de défense ukrainiennes ont besoin de toute urgence », ajoute la déclaration.
En ce qui concerne le refus de La Gauche de co-signer la déclaration, un porte-parole du groupe a expliqué à Euractiv que « La Gauche a toujours condamné l’invasion illégale de l’Ukraine par [le président russe Vladimir] Poutine, ainsi que les innombrables vies qu’elle a prises et la dévastation qu’elle a causée en Ukraine au cours des deux dernières années ».
Toutefois, « dans le cas spécifique de cette lettre des groupes politiques, nous avons eu quelques problèmes avec la formulation concernant les munitions militaires et nous avons décidé de ne pas signer », a-t-il affirmé.
[Édité Anne-Sophie Gayet]


